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N3AF-2017 (5) – Acte de colloque : European Agricultural Societies, 1750-1850: experimenting and disseminating scientific ‘progress’

08/04/2017

Notes Académiques de l'Académie d'agriculture de France / Academic Notes from the French Academy of Agriculture

Citation :  Vivier N. 2017. European AgriculturalSocieties, 1750-1850: experimenting and disseminating scientific ‘progress’. Notes Académiques de l'Académie d'agriculture de France / Academic Notes from the French Academy of Agriculture, 2017, 5, 1-13.

Édité par : Hervé This, AgroParisTech-Inra International Centre for Molecular Gatronomy, membre de l'Académie d'agriculture de France.

Rapporteurs

  • Peter Jones, Emeritus Professor of French History University of Birmingham.
  • Corinne  Marache,  Maître  de  conférences  en histoire contemporaine, UFR Humanités, Université Bordeaux Montaigne.
  • Malcolm Hadley, membre  du secrétariat du programme de l’UNESCO sur l'homme et la biosphère (MAB) et de son réseau mondial des réserves de la biosphère, membre de l'Académie d'agriculture de France.
  • Paul Vialle, Post-Président de l’Académie d’agriculture de France, Président du CTPS, Président du Conseil de développement durable d’EDF, membre de l’Académie de l’eau, membre de l'Académie d'agriculture de France.

Contexte : Cet article est le texte d'une intervention effectuée lors du Colloque de l'Union européenne des Académies d’agriculture UEAA (présidence française) « Science in agriculture: historical perspectives and prospective insights - Science en agriculture, perspectives historiques et prospective », Académie d'agriculture de France, Paris, 12 octobre 2016.

Résumé : Quand agriculture et science furent-elles associées ? Cet article pose l’hypothèse d’une implication de la recherche scientifique dans le progrès agricole à partir du dix-huitième siècle, lorsque les nouvelles théories économiques ont donné à l’agriculture un rôle primordial. Les gouvernements ont demandé aux scientifiques de résoudre les problèmes pour accroître la production agricole. La création de sociétés d’agriculture fut encouragée afin qu’elles diffusent les connaissances. Les premiers membres de ces sociétés appartenaient à l’aristocratie foncière ; progressivement furent recrutés des scientifiques, souvent membres d’académies des sciences. Les sociétés d’agriculture ont d’abord consacré leurs travaux aux réformes des structures agraires comme voie du progrès. Une fois ces réformes acquises avec la Révolution française, leurs travaux se tournèrent vers les instruments agraires et la fertilité du sol. Ce fut l’époque des expériences faites par de grands propriétaires, qui souvent diffusaient aussi leurs résultats. Dans les années 1840, la chimie s’imposa progressivement à l’agronomie, et les sociétés d’agriculture purent prétendre diffuser les acquis de la recherche scientifique en agronomie.

Abstract: When did Science and Agriculture begin to be linked together? This paper posits that scientific research was first involved in agricultural progress in the eighteenth century when a new context increased the value of agriculture which, beyond its source of vital supplies to the population, became also the main source of wealth for a nation. Hence governments asked for scientific methods to solve agricultural problems and encouraged the creation of agricultural societies aiming at the dissemination of achievements. At the beginning members of agricultural societies were mainly noble landowners; progressively scientists who were also members of academies of sciences were enrolled. Agricultural societies first thought about changing agrarian structures as the way to progress. After the French Revolution that achieved reforms, their works were dedicated to improving tools efficiency and soil fertility. It was the time of experiments by landowners who also tried to disseminate their results. In the 1840s, chemistry gradually subjected agronomy to its authority. From that time on, agricultural academies could claim to be a relay in disseminating scientific research.

Keywords: agricultural societies, academy, agronomy, Europe 18th century.
Mots clés : sociétés d’agriculture, chimie, agronomie, Europe 18ème siècle.

Contact : Nadine Vivier (Nadine.Vivier@univ-lemans.fr)
Page web : http://cerhio.fr/spip.php?article227

Nadine Vivier est historienne. Elle est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université du Maine. Ses recherches, effectuées au Centre de Recherches Historiques de l’Ouest (CDERHIO, UMR CNRS, universités d’Angers, Bretagne Sud, du Maine, Rennes 2) portent sur l’étude, dans une dimension d’histoire comparative, des sociétés rurales de France et d’Europe occidentale au XIXème siècle. Trois aspects majeurs sont considérés :

  • les questions du droit de propriété́
  • l’intervention de l’Etat dans les campagnes en Europe
  • l’économie rurale face aux crises.

Elle a participé au programme de recherche CRICEC (Crises et mutations dans les campagnes européennes) du GDRI (Groupements de recherche internationaux) du CNRS et coordonné le projet « Les nouveaux patrimoines dans la région des Pays de la Loire ». Elle a publié et co-dirigé de nombreux ouvrages reconnus tels que « Propriété́ collective et identité́ communale. Les biens communaux en France de 1750 à 1914, Publications de la Sorbonne, 1998 », « Elites et Progrès agricole, XVIe-XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes,  2009 », « Rural Economy and Society in North-Western Europe, 500-2000. Social Relations, Property and Power, Turnhout (Belgique), Brepols, 2010 », et « Les nouveaux patrimoines des Pays de la Loire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. Art et Société, 2013 ». Elle est présidente de l'Université libre de Saint-Germain-en-Laye (https://www.universitelibresaintgermainenlaye.com), présidente de l’Association des historiens contemporanéistes de l'enseignement supérieur et de la recherche (http://ahcesr.hypotheses.org), et membre titulaire de l’Académie d’agriculture de France où elle exerce la responsabilité de secrétaire de la section 4 (Sciences humaines et sociales).


Nadine Vivier is a historian. She is Emeritus Professor of Contemporary History at the University of Maine (France). Her research, conducted at the Centre for Historical Research in the West of France (CDERHIO, Joint unit of CNRS and Universities of Angers, South Brittany, Maine, Rennes 2), deals with the study, in a comparative history dimension, of rural societies in France and Western Europe in the 19th century. Three major aspects are considered:

  • issues of ownership
  • State intervention in the countryside in Europe
  • the rural economy in the face of crises.

She participated in the CRICEC research program (Crises and mutations in the European campaigns) of the GDRI (International research groups) of the CNRS and coordinated a project on New heritages in the Region Pays de la Loire. She has published and co-directed many well-known books, such as « Propriété́ collective et identité́ communale. Les biens communaux en France de 1750 à 1914, Publications de la Sorbonne, 1998 », « Elites et Progrès agricole, XVIe-XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes,  2009 », « Rural Economy and Society in North-Western Europe, 500-2000. Social Relations, Property and Power, Turnhout (Belgique), Brepols, 2010 », and « Les nouveaux patrimoines des Pays de la Loire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. Art et Société, 2013 ». She is currently  President of the Free University of Saint-Germain-en-Laye (http://www.universitelibresaintgermainenlaye.com), President of the Association of Contemporary Historians of Higher Education and Research (http: // Ahcesr.hypotheses.org), and a full Member of the French Academy of Agriculture where she holds the position of Secretary of Section 4 (Human and Social Sciences).